Festival de photos de la Gacilly

L’Afrique sera l’invitée du Festival Photo de la Gacilly, en 2017. Cette année le festival, qui se termine fin septembre, aura attiré vraisemblablement 400 000 personnes.

Après le Japon cette année, l’Afrique sera l’invitée d’honneur du Festival Photo dans les rues de La Gacilly, en 2017. Ses organisateurs l’ont annoncé vendredi 23 septembre, en faisant un premier bilan du festival de cette année dont la fréquentation tournera autour de 400 000 visiteurs. Il reste d’ailleurs ouvert jusqu’à la fin du mois.

Le taux de fréquentation a augmenté de 30 %  par rapport à l’an passé indique Auguste Coudray, le président du Festival Photo. Son site internet a vu une augmentation de visites de 83 %.Auguste Coudray voit plusieurs raisons à ce succés : le choix du pays invité, le Japon, la thématique des océans qui interpelle et l’effet Rochefort-en-Terre, village préféré des Français.

L’Afrique à travers le regard des Africains

Pour Cyril Drouhet, le commissaire d’exposition, la photographie africaine récente, prochain thème du festival, est assez méconnue.On ne la connaît que depuis une vingtaine d’années, notamment grâce au grand portraitiste Malien, Seydou Keïta (1921- 2001) exposé en 1994 à Paris (Il l’était de nouveau en 2016 au Grand Palais).« Nous avons surtout des images liées à notre vision occidentale. Les photographes africains montrent leur propre perception de l’Afrique, différente de la nôtre, à travers des visages lumineux, (ils cultivent l’art du portrait), des moments de vie, de sorties… Ils présentent une Afrique quotidienne, urbaine ou naturelle. Ils s’interrogent aussi sur le paysage et sa mémoire, l’environnement et l’évolution de l’Afrique. Celle-ci est pleine d’espoir, car elle est jeune et offre un esprit de fête ».

Le thème 2017 traitera de la relation de l’homme à l’animal

Le Japon et l’Homme et les océans étaient les deux axes du festival 2016. L’an prochain, ce sera donc l’Afrique et le  thème de la  relation de l’homme à l’animal à travers le regard des photographes.

Pour les organisateurs, l’enjeu est de montrer l’évolution de cette relation. « Les clichés révéleront les sorts divers des animaux : enfermés, assassinés, domestiqués, ou protégés ou en liberté. » Des auteurs évoqueront l’animal comme miroir de nous-mêmes ou comme reprenant ses droits, quand sauvage il investit les villes.